Jours tranquilles à Alger

Sous la forme de chroniques, Adlène Meddi et Mélanie Matarese dressent un tableau de l’Algérie contemporaine. Journalistes et vivant tous deux en Algérie, ils ont un positionnement immergé qui leur permet de nous révéler un point de vue éclairé, tant sur les conditions de vie à Alger ou Constantine, que dans les contrées plus reculées du pays. Ce dernier est présenté comme étouffé par un Président Bouteflika vieillissant et une classe d’élites privilégiées qui s’accrochent tous au pouvoir; un pays qui vit sur des rentes d’hydrocarbures déclinantes et à du mal à se tourner vers de nouveaux débouchés d’avenir. A côté de cela, les forces vives sont tout sauf encouragées, et la répression rôde. Enfin, en ce qui concerne les relations de l’Algérie avec l’étranger, on retiendra surtout la réserve toujours présente vis-à-vis des pays voisins nord-africains, et les relations très proches avec la Chine. Au total, des chroniques bien sombres de l’Algérie, même si des notes d’humour (en particulier la dernière chronique très savoureuse) percent subrepticement.

J’émettrai deux regrets sur cette lecture. J’aurais aimé que les auteurs creusent davantage les points positifs de ce pays : la beauté et la diversité des paysages sont à mon goût trop peu évoquées. Sur la forme, il s’agit certes de chroniques mais j’ai eu du mal à y voir un fil conducteur qui aurait apporté structure et corps au livre.

Lecture faite grâce à la masse critique Babelio.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s